XLK - le fluff, partie 1
Par Lord Friteuse, mardi 22 avril 2008 à 17:52 :: Projet XLK :: #64 :: rss
En l'an de grâce 2XXX, l'être humain a dépassé tout les pronostiques d'apocalypse. Plus teigneux que le rat, plus obstiné que le cafard, il s'accroche désespérément à son caillou orbitant autour d'un soleil indifférent. Ayant définitivement abandonné l'idée de préserver son écosystème, l'humanité fait feu de tout atome dans l'espoir de produire assez d'énergie pour assurer sa subsistance précaire.
Face à l'inéluctabilité de leur fin, ivres de radiations et de déchets toxiques, les hommes se tournent vers les dieux pour les supplier de pardonner leur arrogance. Mais les divinités restent muettes. En revanche leurs prêtres sont devenus particuliérement bavards.
La secte de la Lune Nouvelle, par exemple, groupuscule exploitant l'espoir de pauvres ignorants, avait mis en place une arnaque d'empleur galactique. Comme la pluspart des structures de ce type, elle demandait à ses fidèles d'abandonner leurs possessions terrestres pour des raisons évidentes de pureté de l'âme. Investissant les fonds ainsi dégagés les dirigeants de la secte firent bâtir des arches spatiales destinées à conduire les fidèles vers la Lune Noire, la terre promise où l'humanité pourrait reprendre à zéro.
Les travailleurs mourraient souvent bien avant de voir la fin des arches, mais l'idée d'un avenir meilleur les poussait au delà des limites physiques communément admises. Ces gargantuesques nefs achevées, les dirigeants de la secte troquaient à de riches mécènes le titre de commandant de bord contre leurs empires industriels, les déchargeant du poids considérable de la gestion d'une entreprise contre une vie de plaisir aux commandes d'une armée de serviteurs fidèles.
Évidemment, c'eut été mieux si les piles nucléaires avaient pu tenir sur les années-lumières qui séparent notre système des autres. Mais ça, bien sûr, c'était un détail. En revanche, vingt ans plus tard, aux frontières du système solaire, aux confins du nuages d'Oort, un de ces vaisseau buta sur un corps céleste bien connu mais jusque là introuvable : certains l'avaient appelé la planète X, d'autres super-Pluton, l'Hstoire retiendra le nom de Perséphone.
Cette énigmatique géante gazeuse, sombre et lointaine, sur laquelle des générations d'astronomes s'étaient cassé les dents, avant qu'on ne leur coupe définitivement tout subside parceque le prix de la baguette avait dépassé celui du téléscope, était-elle l'espérée Lune Noire de la repentance et de la rédemption ? D'un point de vue strictement objectif, sans doute pas.
Il n'en était pas moins qu'à l'atterrissage sur l'un des satellites de Perséphone les passagers du vaisseau-pionnier trouvèrent un autre vaisseau pionnier. Hélas, ils avaient loupé à quelques millions d'année près l'occasion de venir en aide à leur collègues. On ignore à ce jour si ces visiteurs d'un autre monde avaient péri, mais il restaient tout du moins introuvables.
Toujours l'être humain allait tricher honteusement en copiant sur leurs petits camarades, et moyennant une repompe qui vaudra sans doute à l'humanité un zéro pointé lors de l'examen final de l'évolution des espèces, les colons revinrent sur Terre avec sous le bras des solutions technologiques aux problèmes de leurs semblables qu'ils proposèrent de vendre moyennant, bien entendu, l'adhésion inconditionnelle au culte de la Nouvelle Lune.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là.
En revanche moi si. J'ai un robot à finir, je vous dis à demain pour la suite de cette saga spatiale - WRYYYYYYYYY !
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